Arnaud Ghys
Québec (Montréal)
Tantôt indomptable sortant de la mer ou fidèle allié qu’il faut sacrifier, les chevaux abondent dans les contes. L’allégorie du cheval parle de notre rapport à la nature, à nos désirs, à la domination et à nos croyances.
Quand un rituel meurt, un conte naît. — Micheline Lanctôt, réalisatrice
À la source de ces contes, des débris de rituels nous rattachent à un fil d’humanité primitive. Couronnement d’un roi, rite de fertilité ou conjuration d’un sort… ces rituels ont fait appel aux forces invisibles, ils ont façonné ce que nous sommes.
Ainsi, portée par ces Cavales, Nadine Walsh fouille les ruines de la psyché humaine mue par une question vertigineuse : qu’est-ce qu’on s’est raconté pour en arriver là ?
Dans une mise en scène simple et libre, la conteuse chevauche des contes qui groovent, désarçonnent, qui font rire et bouleversent. Le public est emporté dans une cavalcade remontant des temps primitifs jusqu’à aujourd’hui.
Cavales, c’est une célébration de la liberté, de la féminité, c’est une ruade à la barbe des dominants, une fugue dans un espace cru et profondément humain.
Adaptation des récits, mise en scène et interprétation : Nadine Walsh / Accompagnement à la dramaturgie : Catherine Pierloz / Regards extérieurs : Michel LeveSque, Philippe Campiche / Lumière : Thierry Calatayud